Pourquoi doit-on faire un volet cornéen avant d'utiliser le laser excimer ?
La réalisation d'un volet n'est pas une obligation.
Dans la PKR (photokératectomie réfractive) le laser excimer est appliqué directement sur la surface de la cornée après simple destruction mécanique (abrasion) ou chimique (alcool dilué) d'une fine couche de surface, l'épithélium cornéen (équivalent de l'épiderme de la peau eau niveau de la cornée).
Dans le Lasek, l'épithélium cornéen est détaché par l'action de l'alcool dilué puis soulevé pour permettre l'action du laser excimer. A la fin de la photoablation au laser excimer, l'épithélium est repositionné et maintenu en place par une lentille de contact.
Le volet cornéen présente cependant 4 avantages majeurs
- Le volet cornéen adhère en quelques minutes et se « soude » en quelques heures.
Il n'y a donc pas de douleur après Lasik et IntraLasik. Le patients rapportent tout au plus un inconfort pendant 3 heures dans la grande majorité des cas.
Après PKR ou Lasek, les douleurs peuvent être extrêmement intenses et durent en moyenne 3 jours. Il y a en effet 60 fois plus de terminaisons nerveuses dans la cornée que dans la pulpe dentaire !25, 26
- La surface du volet n'est pas altérée par l'intervention. Elle est donc immédiatement opérationnelle pour permettre la vision (en quelques minutes à quelques heures).
- Contrairement au tissu de la surface de la cornée, le tissu cornéen profond, sous le volet, n'a pas tendance à « repousser » après photoablation. Cette absence de réaction cicatricielle évite la régression de l'effet optique obtenu, comme ce qui est observé avec la PKR ou le Lasek, notamment pour les corrections plus fortes. Après Lasik ou IntraLasik, la correction est donc presque stable et définitive dès le premier jour.25, 26
- Si une retouche s'avère nécessaire (dans 3 % des cas en moyenne), il suffit de détacher le volet (il n'est pas nécessaire de le « recouper ») pour compléter le traitement au laser excimer. Après PKR ou Lasek il est plus prudent d'attendre au moins un an la stabilisation de la cicatrice pour effectuer la retouche, et les chances de succès de celle-ci sont sensiblement moins bonnes.25, 26
C'est ce qui fait que la grande majorité des chirurgiens formés au Lasik (et à l'IntraLasik) ont presque abandonné la PKR et le Lasek, qui demeurent à présent réservés à des cas particuliers.




